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Tournesol et soja sont deux oléoprotéagineux d'été aux stratégies opposées : le tournesol, sobre et pivotant, valorise 1-2 apports ciblés ; le soja, plus exigeant, répond fortement à l'irrigation de la floraison au remplissage des gousses et peut gagner 10 à 15 q/ha.
Le tournesol explore le sol à plus de 1,5 m et supporte bien le déficit. Deux fenêtres valorisent l'eau : début floraison (30-40 mm, +3 à 5 q/ha les années sèches) et début remplissage (30 mm, gain de PMG et de teneur en huile). Éviter les apports végétatifs qui favorisent le phomopsis et la verse. Total raisonnable : 40 à 80 mm.
La période critique va de début floraison (R1) à la fin du remplissage (R6) : un stress à ce stade fait avorter fleurs et gousses. ETM de pointe 4-5 mm/jour (Kc 1,1). Stratégie type : 30 mm tous les 7-10 jours de R1 à R6 selon la pluie, soit 100 à 150 mm par campagne. L'irrigation augmente aussi la teneur en protéines, critère de prix croissant. Arrêt quand les gousses jaunissent (R7).
En année sèche, un apport de 30-40 mm à début floraison gagne 3 à 5 q/ha, et un second au remplissage améliore PMG et huile. Au-delà de deux apports, la valorisation chute : le tournesol reste une culture d'appoint qui libère l'eau pour le maïs ou le soja.
De début floraison (R1) à fin remplissage (R6) : c'est la période où le stress fait avorter fleurs et gousses. En pratique, 3 à 5 apports de 30 mm entre fin juin et fin août selon la pluviométrie. Un soja bien irrigué atteint 35-45 q/ha.
Oui : le remplissage sans stress hydrique augmente la teneur en protéines de 1 à 3 points, un critère payé par les filières alimentation humaine et les organismes stockeurs.
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